Le microbiote buccal constitue un écosystèmes microbiens diversifié qui comprend plusieurs centaines d’espèces bactériennes ainsi que des virus, champignons (dont Candida albicans), protozoaires et archées. En condition d’eubiose, ces micro-organismes participent à la protection contre les pathogènes, contribuent à l’homéostasie locale et interagissent avec le système immunitaire. À l’inverse, une dysbiose buccale se caractérise par une perte de diversité microbienne, une augmentation de bactéries anaérobies pathogènes (ex : Porphyromonas gingivalis) et une structuration du biofilm favorable à l’inflammation chronique. Les poches parodontales constituent alors un réservoir bactérien capable d’interagir avec l’ensemble de l’organisme via la circulation.
Parodontite : une pathologie inflammatoire immuno-médiée
La parodontite est aujourd’hui définie comme une maladie inflammatoire chronique multifactorielle, associée à une dysbiose du biofilm et à une réponse immunitaire inadaptée de l’hôte qui se traduit par :
une destruction progressive du ligament parodontal ( tissu conjonctif fibreux dense reliant la racine de la dent à l'os alvéolaire. Il agit comme un amortisseur, fixant la dent tout en absorbant les forces de mastication. Richement vascularisé et innervé, il assure la nutrition et la sensibilité, essentiels à la stabilité dentaire).
la diminution progressive de la hauteur et de l'épaisseur de l'os entourant les dents (résorption de l’os alvéolaire).
une perte d’attache irréversible pouvant entraîner un déchaussement dentaire.
L’évolution dépend davantage de la réponse de l’hôte que de la seule présence bactérienne.
Axe bouche–intestin : une interaction bidirectionnelle
Les données actuelles confirment l’existence d’un axe fonctionnel bouche–intestin car les bactéries buccales peuvent se déplacer vers le tractus digestif, participer à l’altération de la barrière intestinale et moduler la réponse immunitaire.
Parallèlement, une dysbiose intestinale (déséquilibre de la flore) :
favorise l’inflammation de bas grade (réaction immunitaire chronique, silencieuse et persistante qui favorise sur le long terme des maladies chroniques)
altère la régulation immunitaire
impacte la composition du microbiote oral
Cette interaction contribue à entretenir un cercle vicieux inflammatoire.
Terrain métabolique et acidification : un facteur clé souvent sous-estimé
Le terrain joue un rôle central dans la susceptibilité à la parodontite.
Une alimentation occidentale caractérisée par une densité nutritionnelle faible, une charge glycémique élevée, un excès de protéines animales et un déficit en fibres favorise :
une acidose métabolique de bas grade (légère augmentation de l'acidité sanguine causée par un excès d'apport acide ou une faible excrétion rénale);
une déminéralisation progressive;
une altération des tissus conjonctifs.
Cette acidification tissulaire est associée à une augmentation de l’inflammation, une altération des fonctions immunitaires et un environnement favorable aux bactéries pathogènes.
Stress oxydatif et inflammation chronique
Le stress chronique et oxydatif participent activement à l'aggravation de la parodontite :
diminution des capacités antioxydantes locales
activation des voies inflammatoires (cytokines, médiateurs)
dégradation des tissus de soutien
Approche thérapeutique : vers une stratégie intégrative
Une approche globale inclut :
contrôle du biofilm (hygiène, détartrage)
optimisation nutritionnelle
soutien du microbiote intestinal
modulation de l’inflammation
correction du terrain acido-basique
Intérêt d’un soutien postbiotique et micronutritionnel : focus sur Pianto CLASSIC
✔ composés issus de la fermentation (postbiotiques)
1. Modulation du terrain acido-basique
Sa richesse en minéraux (notamment magnésium) et en composés alcalinisants peut contribuer à :
- améliorer la gestion de la charge acide alimentaire
- limiter les phénomènes de déminéralisation
Il s’agit d’un soutien du terrain métabolique.
2. Apport en micronutriments essentiels à la santé parodontale
Les déficits micronutritionnels sont fréquemment observés dans les contextes inflammatoires chroniques.
Les apports de Pianto CLASSIC participent à :
- la synthèse du collagène (indirectement via cofacteurs)
- la régénération tissulaire
- le fonctionnement immunitaire
- la protection contre le stress oxydatif
3. Rôle des postbiotiques dans la régulation de la dysbiose
Les postbiotiques (métabolites issus de la fermentation) présentent plusieurs effets d’intérêt :
- modulation de la réponse immunitaire
- soutien de l’intégrité de la barrière intestinale
- effet sur la composition du microbiote
4. Soutien des fonctions hépatiques et du métabolisme
Le foie jouant un rôle clé dans :
- la gestion des toxines
- le métabolisme des nutriments
- la régulation de l’inflammation
son soutien indirect peut contribuer à une amélioration du terrain global.
Magnésium : 357 mg → 95 % des VNR*
Postbiotiques
2 cuillères à café par jour de PIANTO couvrent plus de 40 % des besoins quotidiens en antioxydants